A bord de la 4L numéro 1779 surnommée « Titine », Sabine et Jean sont les grands vainqueurs de cette 20e édition du 4L Trophy. Un superbe accomplissement pour ce couple qui porte haut les couleurs de l’association « Enfance pétillante ». Et dire que quinze jours avant le départ, ils n’avaient plus de 4L…

C’est une histoire de persévérance, de solidarité, et de partage. Grands vainqueurs de cette 20e édition, premiers parmi 1450 équipages (pas la moindre des performances), Sabine et Jean (1779) ont une devise, « enfile tes baskets avant que la maladie ne t’arrête », empruntée à l’association « Enfance pétillante » dont ils défendent l’action.

Pour ce jeune couple installé à Lyon, il s’agissait d’une première participation au « 4L ». Si Jean est un néophyte dans le monde du rallye-raid, Sabine affiche un joli pedigree, avec trois participations au Trophée Roses des Sables à son actif en compagnie de sa maman. « Elle me parlait de ses aventures, raconte Jean. On a eu envie de faire ça à deux. Pour l’aventure, mais surtout défendre notre association et également Enfants du Désert. »

« On y est allé mollo de a à z »

Ce 4L Trophy, Sabine et Jean sont pourtant passés à deux doigts de le rater. A quinze jours du départ, ils se rendent compte que leur 4L n’est pas conforme au cahier des charges imposé par l’organisation. Ils épluchent alors les sites d’annonce sur internet. Trouvent une 4L… à 500km de là et déjà réservée, mais avec une chance de l’avoir s’ils se présentent chez le vendeur avant 12h le lendemain. Ils se lèvent à quatre heures du matin. Avalent la route. Et découvrent « Titine » qui trois semaines et 6000km plus tard n’a crevé qu’un pneu à 10km de l’arrivée à Tazarine.

« Le but était d’être au départ. Ensuite, d’être l’arrivée, confie le couple. Et puis tu te prends au jeu, c’est excitant. » Leur secret pour performer sur les pistes ? « La confiance l’un en l’autre. On prenait chaque décision à deux, explique Sabine. On y est allé mollo de a à z. Pour les coupes, je sortais de la voiture pour un cap, je marchais loin. Il me suivait au zoom de l’appareil photo ! Et puis on a beaucoup dormi. » Payant ! A quelques minutes de recevoir leur prix, Sabine et Jean avouaient être « sur un nuage ». « On est super fier d’avoir monté l’asso aussi haut. A chaque coup de mou, on pensait aux malades. On n’avait jamais imaginé être aussi haut. » Chapeau bas.