Pour ce deuxième jour de compétition, les équipages étaient divisés en deux groupes qui ont évolué sur deux boucles distinctes. Ce mardi, focus sur la boucle « Erg Chebbi », celle des bacs de sable…

Les Trophistes avaient bac aujourd’hui. Pas philo ni chimie… mais sable. Le road-book indiquait 104km au programme d’une étape intitulée Erg Chebbi, du nom des montagnes de sables qui bordent le bivouac. Un tracé au cœur de paysages somptueux, ponctué de ces passages qu’affectionnent les Trophistes. Les bacs de sable. Ils ont bâti la légende du 4L. Le sable, on l’attend. On espère en déjouer les pièges. Mais on s’y « tanke » presque à tous les coups. Ce mardi, ils se sont enchainés. Plus des oueds, ces lits d’anciennes rivières devenus… rivières de sable. Commence alors le grand bal de l’entraide. Autant dire qu’il y a eu du sport.

Comment on passe

Il y a la théorie et la pratique. Corentin et Quentin (128) ont une méthode éprouvée et sûre : « On y va pleine balle en première, et on joue du volant. » Voilà pour le plan. La mise en pratique est plus aléatoire avec tout de même de fortes probabilités d’ensablage. Et là, le raid bascule dans une autre dimension.

Comment on en sort

Laurent et Olivier  (2043) résument : « Aujourd’hui, c’était entraide, entraide, entraide. » Disons-le, les Trophistes nous ont épatés avec une solidarité et une organisation sans faille. « C’était très sportif, grave cool ! On s’est ensablées quatre fois ! On est même tombées en panne dans un bac à sable, racontent Margaux et Lise (153). Quatre équipages nous ont dépannées. Ils sont restés avec nous pendant plus d’une heure. On creuse, on met les plaques. Dans le premier gros bac, ils étaient quinze à pousser et quatre à tirer. » Des témoignages comme celui-là pourraient s’empiler par douzaines. Et quand pousser, tirer, creuser, mettre les plaques ne suffit pas, reste la technique du dromadaire. On monte sur 4L, on bouge dans tous les sens et ça finit par sortir. Quand l’imagination se mêle à l’action, c’est carton plein. Pour l’ensemble de leur œuvre, on peut leur décerner la mention très bien, option solidarité.