A l’occasion des 20 ans du raid, nous vous proposons chaque jour de revivre des épisodes qui ont marqué l’histoire du 4L Trophy. Ce lundi, retour sur les premières éditions, le temps où l’on pouvait les équipages (presque) sur les doigts de la main.

Ils ont été 5. Puis 15. 50, 80, 150… Lors de ces premières éditions, Jean-Jacques Rey l’avoue dans un sourire : « Pendant le raid, je vivais comme un étudiant. » A la fois au briefing et à surveiller la popote. En 20 ans, il n’y pas que la taille du bivouac qui a changé. On allait de Rissani à Merzouga par la piste, en espérant voir apparaitre les plus hautes dunes du Maroc au loin pour être bien sûr de notre direction. En ces temps immémoriaux, les techniques pour retrouver les équipages égarés à la nuit tombée ne manquaient pas de piquant.

Du matériel scolaire acheminé au profit de l’Unicef

« On remontait la piste à l’envers, raconte Jean-Jacques Rey. On ratissait le désert en s’espaçant de cinq km. Certains ont parfois attendu un peu. Mais on n’a jamais perdu personne. » Pour passer les dunes, le créateur du raid mettait la main à la pâte, emmenant les 4L une par une. Les premiers temps, avant que ne naisse la collaboration avec l’association Enfants du désert, les équipages acheminaient leurs 50kg de matériel scolaire jusqu’à Fès, ensuite remis à l’Unicef. Si l’échelle et les technologies ont évolué depuis, les 4L, tout comme l’esprit, n’ont pas changé.