A l’occasion des 20 ans du raid, nous vous proposons chaque jour de revivre des épisodes qui ont marqué l’histoire du 4L Trophy. Ce dimanche retour sur la toute première édition. Au départ, ils étaient cinq…

Février 1998. Saint-Jean de Luz. La France n’est toujours pas championne du monde. Rihanna a tout juste dix ans. L’ADSL n’existe pas. On pourrait faire tenir tous ceux qui ont entendu parler du 4L Trophy dans un camping-car alors qu’aujourd’hui il faudrait le stade de France pour accueillir les 70 000 fans de la communauté Facebook. Maire de Saint-Jean de Luz de l’époque, Michelle Alliot-Marie est là pour donner le départ. Face à elle… cinq équipages. Pour les accompagner, une équipe composée de quatre personnes : Jean-Jacques Rey, le créateur du raid, un mécanicien, un médecin et un logisticien.

« Nous étions très proches »

L’aventure avait déjà le visage qu’elle présente toujours aujourd’hui. Dix jours pour parcourir 5000 km de tracé, du Pays-Basque jusqu’à l’arrivée Ouarzazate en passant par le grand sud marocain. Les règles de la compétition étaient posées avec un parcours à respecter au plus près avec l’aide de la boussole et du road-book, sans notion de vitesse. Des temps anciens où le mécano s’occupait du cassoulet du soir au bivouac après avoir planté la tente. « Nous avions des relations très privilégiées avec les participants, se souvient Jean-Jacques Rey. Nous étions très proches. C’était très convivial. » Ils sont peu nombreux, mais la mayonnaise prend. Et ne l’aventure confirme la confiance du créateur du raid en son idée : « J’y croyais. Je voulais partager ma passion avec le plus grand nombre. » Il n’imaginait sans doute pas à ce moment-là qu’ils seraient 1450 vingt ans plus tard.